Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.
Selon toute probabilité, c'est Boris
Ravignon qui devrait, au printemps 2014, tenter de déloger Claudine Ledoux de la mairie de Charleville-Mézières : Bérengère Poletti, tête de liste de l'opposition en 2008, ne se représentera
pas.
On a encore le temps d'y penser, voire même d'autres chats à fouetter, surtout par les temps mauvais qui courent. Il n'empêche : le calendrier électoral étant ce qu'il est, le prochain rendez-vous cerclé de rouge par notre personnel politique est celui des municipales, programmé pour le printemps 2014. Et un peu plus de 12 mois avant, on commence à s'activer dans les coulisses, même si les intéressés préfèrent pour l'instant demeurer discrets, certainement de peur de heurter un électorat qui, dans l'immédiat, ne se soucie que fort peu du renouvellement des élus municipaux.
Il y a quelques jours, interrogés à ce propos, ce sont les maires actuels de Sedan et Charleville-Mézières qui annonçaient leurs intentions, de manière claire pour Didier Herbillon, un peu plus louvoyante pour Claudine Ledoux. Mais avec au final le même résultat : les deux sortants entendent bien signer pour un nouveau mandat. Une volonté compréhensible, surtout à l'heure où la grande interco carolo-sedanaise appelée de leurs vœux va se réaliser sur le terrain. Sur Sedan, en l'absence d'un leader de l'opposition incontesté, difficile de savoir quel sera le challenger principal du maire sortant. A Charleville en revanche, la donne se clarifie grandement avec l'officialisation de la non-participation de Bérengère Poletti.
Rappelons en effet que la députée UMP de la seconde circonscription des Ardennes se trouvait en tête de la liste d'opposition lors des municipales de 2008, avec à la clé un échec : l'équipe menée Claudine Ledoux (PS) l'avait emporté, rassemblant 55,8 % des suffrages.
« Ce ne serait pas cohérent de me présenter aux municipales, explique Bérengère Poletti. Je vous rappelle en effet que j'ai démissionné du conseil carolo dès le lendemain des élections. Par ailleurs, les nouvelles dispositions sur le cumul m'obligeraient à choisir entre la ville et l'Assemblée nationale. Par contre je soutiendrai pleinement la liste qui sera menée par Boris Ravignon, qui dirige avec efficacité depuis des années l'opposition municipale. »
Officiellement propulsé tête de liste par son aînée, Boris Ravignon préfère pour sa part faire preuve d'un peu plus de prudence. « Il y a encore plusieurs étapes à franchir, mais il est vrai que cette candidature me fait envie, j'y pense… »
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J.-C. Roussel
L'Ardennais du 15 janvier 2013
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