Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.
Candidat aux municipales, Boris Ravignon a fait le bilan de sa consultation des Carolomacériens. Les questions de pouvoir d'achat, d'impôts et de sécurité sont selon lui les préoccupations prioritaires des habitants.
«C'est une richesse considérable », s'exclame Boris Ravignon devant les formulaires de réponse reçus au cours des trois derniers mois. Le candidat aux élections municipales vient tout juste d'en faire le bilan. Et l'homme est plutôt satisfait des résultats de sa consultation des habitants de Charleville-Mézières.
Lancé en juin dernier, sous forme de questionnaire papier et sur le web, l'élu d'opposition a reçu 1 412 questionnaires sur les 20 000 distribués (1 049 papiers et 343 sur le site internet). « On a reçu 7 % de réponses alors que l'on s'attendait plutôt à un taux de retour de 3 % il y a donc un véritable intérêt pour la démarche, ce qui confère aux résultats une vraie représentativité », argumente-t-il. Sur le fond, il constate que les questions des impôts locaux et d'emplois sont au cœur des préoccupations des habitants. « C'est, il est vrai, la question du pouvoir d'achat qui est un souci national ». Pour cela, il faut faire des économies sur divers postes : il se réjouit ainsi de constater que 88 % des personnes se disent déjà favorables à une réduction du nombre d'adjoints à la Ville.
« Pour l'emploi il faut être davantage à l'écoute des acteurs économiques locaux et s'inspirer des communes qui ont réussi leur conversion comme Valenciennes ou Troyes ». La question de la sécurité vient en seconde position avec 79 % des réponses favorables à la vidéo protection. « La vidéo ne doit pas être un sujet idéologique et il faut ajouter une vraie présence de la police municipale dans les quartiers. »
Enfin autre source de préoccupation récurrente : le stationnement. « Il n'y a pas que les gens de droite qui ont manifestement ces problèmes », dit le conseiller d'opposition au regard des 72 % qui s'en plaignent ainsi que l'accès à la gare qui recueille 68 % de mécontents. Enfin, des habitants se disent délaissés en terme d'animation de quartier « comme Mézières ». Sans oublier le sujet, ô combien prosaïque, mais régulier, des déjections canines…
Autant de motifs de mécontentement divers et variés, parfois, il est vrai, quelque peu attendus au regard des questions posées. Mais qui ont permis à Boris Ravignon de tester la sensibilité des Carolos en vue d'élaborer un panel de solutions au plus près des habitants. Il n'oublie pas pour autant les sujets de satisfaction comme l'offre culturelle et sportive. Il n'empêche. « Il y a un vrai problème d'écoute dans cette ville », estime Boris Ravignon.
Article de L'Ardennais du 18/09/2013
Auteur de l'article : Carl Hocquart