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Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.

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Débat sur la vidéoprotection

À la suite du saccage en règle du relais des Restos du cœur et de la déchèterie de Savigny-Pré, Boris Ravignon se prononce en faveur de la vidéoprotection.

 

L'insécurité sera sans doute l'un des thèmes majeurs de la campagne des municipales, en 2014. Sans attendre cette échéance, Boris Ravignon vient de relancer le débat, indigné qu'il a été, comme beaucoup d'autres, par les récents saccages du relais des Restos du cœur, à la Ronde-Couture, et de la déchetterie de Savigny-Pré. « Au-delà de ces faits très graves et médiatisés », écrit le porte-parole de l'opposition municipale, « nombre de nos concitoyens sont régulièrement victimes d'agressions, de vols ou de ce qu'on appelle pudiquement des incivilités mais qui restent des délits : dégradations, tags, voitures brûlées ». Si Boris Ravignon reconnaît que les forces de police « font le maximum avec les moyens dont elles disposent », il estime en revanche que cette lutte contre l'insécurité relève aussi d'une volonté politique de la Ville.

 

« Pour dissuader efficacement les citoyens d'agir, la municipalité de Charleville-Mézières ne doit plus se désintéresser de la sécurité. Il n'est plus possible de dire, comme le fait Madame le maire, que la sécurité, c'est le problème de l'Etat et de la police ». La solution, pour Boris Ravignon, réside donc dans l'installation de caméras de vidéoprotection pour garantir la sécurité des personnes et des biens. « Dans le droit actuel, installer des caméras en ville n'est possible que si la municipalité le décide. Or, Mme Ledoux refuse les caméras pour des raisons idéologiques. Ce n'est plus admissible », dénonce le conseiller général de Charleville- La Houillère. Qui demande par ailleurs une autre utilisation de la police municipale : « Madame le maire ne peut pas continuer à utiliser la police municipale uniquement pour verbaliser les infractions de stationnement. Ce n'est pas le problème prioritaire de notre ville. Je souhaite que cette force de police soit rapidement réorientée vers la prévention de la délinquance aux côtés de la police nationale ».

 

Le premier adjoint Philippe Pailla, qui s'est rendu au relais des Restos du Cœur vendredi matin avec le directeur départemental adjoint de la sécurité publique, pour voir avec lui comment il serait possible de mieux sécuriser les lieux, dément pour sa part une quelconque posture idéologique au sujet de la vidéoprotection. « Je rappellerai simplement que nous avons fait mettre des caméras dans les endroits où nous avons repéré des risques répétitifs : le parking souterrain, le site Salengro, le parking du Petit-Bois mais aussi dans les bus. Je pense qu'il est illusoire de s'imaginer que tous les problèmes seront résolus par la vidéoprotection. On ne peut pas mettre une caméra devant chaque bâtiment ».
S'agissant de la police municipale, il rappelle que celle-ci n'a pas vocation à patrouiller de nuit (période au cours de laquelle la plupart des délits sont commis) avec la police nationale et qu'elle effectue déjà des missions de prévention dans la journée. « Un certain nombre de policiers patrouillent la journée. Ce serait leur faire injure que de dire qu'ils ne font que verbaliser ».

Bernard GIRAUD

L'Ardennais du 31 décembre 2012

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