Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.
Il y a plus de trois ans, l’année 2008 avait été dédiée par Madame LEDOUX, à nos trois quartiers récents que sont la Ronde-Couture, Manchester et La Houillère, dont elle ajoutait qu’ils étaient « trois atouts pour Charleville-Mézières ».
Et nous étions d’accord : il existe un formidable potentiel de développement, de l’espace disponible et un dynamisme inouï dans chacun de ces quartiers. Malgré les travaux qui trainent, le marché de la Ronde-Couture est devenu l’un des plus attractifs du Nord Est de la France. Malgré les difficultés, le quartier de La Houillère est en train de se reconstruire, de se diversifier et de changer pour de bon.
Mais depuis 2008, qu’est-ce qui a changé dans ces quartiers ? La vie y reste désespérément dure, dans ces quartiers comme dans le reste de la ville. De la campagne municipale « les trois atouts », il reste le souvenir des fêtes, du champagne et des feux d’artifices tirés à quelques semaines des municipales.
Et pourtant, les moyens existent. Le plan de rénovation urbaine lancé par l’état conduit à la réalisation de 200 millions d’euros de travaux dans les trois quartiers populaires de Charleville-Mézières. Hélas, la Ville n’a pas fait le nécessaire pour maximiser les retombées locales en termes d’emploi.
Et pourtant, en plus du contrat urbain de cohésion sociale, la municipalité reçoit aussi de l’état chaque année une dotation de solidarité urbaine (plus de 6 millions d’euros) destinée théoriquement à renforcer la cohésion sociale. Depuis deux ans, s’est même ajoutée une dotation de développement urbain de l’état pour soutenir des projets dans les quartiers.
Enfin, on ne peut s’empêcher de songer aux arrières pensées électorales de la campagne des « trois atouts ». Nous pensons nous qu’il n’est pas bon de donner le sentiment de privilégier un ou plusieurs quartiers sur le reste de la ville. Les centres de Charleville et celui de Mézières, pénalisés par les difficultés de stationnement, souffrent également, sans émouvoir la municipalité.
Notre ville est déjà le résultat d’un assemblage de villes et de villages qui ont eu longtemps leur existence propre. Ce devrait être un devoir de la municipalité de travailler constamment à unifier l’ensemble des Carolomacériens.