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Le caporal François Moulin avait été tué au combat le 9 novembre 1918 en libérant Harcy. La commune lui a rendu hommage en donnant son nom à une rue.
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Décédé il y a plusieurs années, André Mauviel avait dix ans en 1918, lors de la libération du village d'Harcy. Ses souvenirs concernant cette période avaient été recueillis.
« Le 9 novembre », avait-il confié, « je suis au coin du feu. Soudain, une brève rafale de mitrailleuse me fait tressaillir, puis des coups de feu. Je réalise que le combat est engagé pour notre
libération. Le bruit de la fusillade s'amplifie et les soldats français dévalent la grand'ruelle. Ma mère et moi sommes fort émus. Nous embrassons ces braves en pleurant de joie. Ils nous disent
qu'ils sont arrivés par le chemin de Bogny, qu'ils ont deux caporaux tués et un lieutenant blessé ».
Le caporal François Moulin, du 338e régiment d'infanterie, est l'un des deux soldats tués au combat. Né le 7 mars 1919 à Saint-Hilaire-la-Croix, dans le Puy-de-Dôme, il n'avait jusqu'alors jamais
eu de reconnaissance officielle de la part de la commune.
La plaque dévoilée par son petit-fils
L'Ardennais du 12 mai 2013
Auteur : Bernard GIRAUD