Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.
Arrêtons les frais !
Chaque jour qui passe révèle le fiasco du stationnement à Charleville-Mézières.
Les Carolomacériens ont versé 3 millions d’euros à la société Q-Park pour la construction du parking souterrain de Charleville-Mézières. Depuis son ouverture fin 2009, la Ville a massivement supprimé les places de stationnement gratuites pour remplir ce parking privé. Aujourd’hui, on change même le sens de circulation des rues pour y contribuer. Depuis 2009, sous la pression de l’opérateur privé, la Municipalité affecte la quasi-totalité de la police municipale à la verbalisation du stationnement en centre ville.
Dans ce contexte déjà rude, le Conseil municipal d’hier est certainement le plus effrayant qu’aient jamais connu les automobilistes à Charleville-Mézières.
Le compte administratif de la Ville pour 2012 a tout d’abord révélé que les recettes de stationnement avaient doublé depuis 2001, année où l’équipe municipale actuelle a été élue. Ces recettes des parkings atteignent aujourd’hui le montant record de 900 000 euros et sont devenues un impôt déguisé. Ce montant ne comprend pas les amendes infligées aux Carolomacériens. La Ville reçoit, par ailleurs, plus de 500 000 euros par an au titre des amendes de police dressées sur son territoire.
En outre, faute d’avoir su négocier au départ avec l’opérateur privé du parking souterrain, la société Q-Park, la Ville a décidé de verser à cette société la somme de 75 000 euros TTC, « en compensation » de la gratuité du parking en soirée (18h30-24h) pour l’année en cours (2013). Mes colistiers et moi-même, avons voté contre cette décision.
Mais il y a pire encore : la Municipalité a laissé trainer le règlement de ce différend sur la compensation de la gratuité en soirée depuis l’ouverture du parking, c’est-à-dire sur les années 2009, 2010, 2011 et 2012. Résultat : Q-Park réclame aujourd’hui à la Ville une compensation de 340 000 euros. Le montant est contesté par la Ville mais on peut faire confiance à Q-Park pour mobiliser si besoin les équipes d’avocats nécessaires. Il s’agit d’une véritable bombe à retardement : avec le temps qui passe, ce sont des intérêts de retard qui seront ajoutés aux sommes dues.
Comment s’étonner devant tant d’incompétence que les finances de la Ville se portent aussi mal ? Comment prétendre que le centre ville se porte bien quand son attractivité est méthodiquement sapée par une politique de stationnement aberrante ?
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Boris RAVIGNON Conseiller général des Ardennes Conseiller municipal de Charleville-Mézières |