Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.
On savait déjà que la démocratie était mal vue à Charleville-Mézières. Le changement d’horaire du conseil municipal au mercredi après-midi 14 h 30 avait déjà un seul objectif : ennuyer les membres du Conseil municipal qui doivent travailler pour vivre, par rapport à ceux qui, comme Mme LEDOUX ou M. PAILLA vivent de la politique et de leur mandat.
On avait déjà vu que la liberté d’expression était tout juste tolérée, avec la suppression des conseils d’habitants élus. Quand ces instances ont commencé à pointer du doigt les vrais problèmes de notre ville, les promesses non tenues, la gestion abracadabrante des projets, la municipalité a décidé qu’il fallait les faire taire. Elle a alors changé les règles du jeu pour que les membres des conseils d’habitants soient désormais tirés au sort. Les participants aux Conseils d’habitants sont tous incèrement passionnés par leur ville et soucieux de bien faire. Ils auraient mérité un mode de désignation plus démocratique.
Nous savons désormais que la politesse et la courtoisie républicaine n’ont plus le droit de citer à Charleville-Mézières. Mme LEDOUX et son équipe ne perdent jamais une occasion de souligner l’importance du respect – ils ont raison – et affichent leur attachement à la République, que nous partageons. Mais pourquoi alors cette politesse et cette courtoisie disparaissent-elles dès lors qu’il s’agit de participer à une rencontre avec le Président de la République, démocratiquement élu, organisée par l’association des maires des Ardennes qui compte des élus de gauche comme de droite ? Et pourquoi appeler au boycott de la rencontre ?
Du reste, Mme LEDOUX n’a jamais de mots assez durs pour dénoncer la politique de Nicolas SARKOZY. Pourquoi, quand on lui propose de se trouver à la tribune et de poser les questions qu’elle souhaite au Chef de l’État, refuse-t-elle de le faire ? Quand on est sûr de soi et de ses arguments, il ne faut pas craindre d’en discuter publiquement. Quelles que soient ses convictions, le débat est l’une des meilleures choses de la République.
A Charleville-Mézières, la République est dans les livres et dans les discours des élus de la majorité. On en attend toujours une traduction concrète.