Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.
Extrait de L'Ardennais du 26 novembre
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ARDENNES. Il a vécu au plus près l’incapacité de l’UMP à élire son chef.Hier, l’Ardennais Boris Ravignon a livré ses impressions sur «la pire semaine de sa vie de militant».
Boris Ravignon, vice-président du conseil général des Ardennes*, n’en fait pas mystère: «J’ai vécu une des pires semaines de ma vie de militant». Membre de la Cocoe, la commission qui était chargée, dimanche 18 novembre, de valider le scrutin des militants UMP, il a vécu de l’intérieur le rocambolesque conflit pour la présidence du parti de droite.
Jeudi, un communiqué de la Cocoe reconnaissait ainsi que trois départements d’Outre-mer n’avaient «pas été pris en compte» avant de souligner que l’ajout des voix manquantes «aboutirait vraisemblablement à une inversion des résultats d’une vingtaine de voix» en faveur de François Fillon…
Hier matin, Boris Ravignon qui, pendant la longue campagne, ne s’était pas prononcé en faveur d’un des candidats, s’est confié avec franchise sur les heures compliquées que traverse son parti.
Depuis une semaine, comment avez-vous ressenti les militants ardennais croisés sur le terrain?
Comme partout, ils sont désolés voire dégoûtés de ce qui se passe. Ils perçoivent une guerre des ego. Lors du vote dans les Ardennes, je précise qu’il n’y a eu aucun problème recensé (Fillon l’a emporté avec 52 %, NDLR). Il n’y a pas depuis d’antagonisme chez les militants. L’immense majorité d’entre eux est engagée pour des idées et pour tenter de les faire partager. Là, ils voient qu’on est incapable de porter un message politique et ils sont tristes. Un seul militant m’a dit qu’il allait quitter l’UMP pour l’UDI (dirigée par Jean-Louis Borloo, NDLR). La demande des gens que j’ai croisés est claire: «Mettez-vous d’accord, laissez de côté les querelles personnelles». J’ai même entendu des gens favorables à M. Copé dire «Si c’est Fillon qui a gagné, c’est Fillon et c’est pas grave mais il faut avancer».
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