Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mon point de vue et mes opinions sur les politiques locales et nationales mais aussi mes engagements auprès de mes concitoyens.

Publicité

"Ravignon accuse Pailla de diffamation"

Au menu du conseil municipal hier, le débat d'orientations budgétaires a dégénéré quand il s'est agi des indemnités des élus. Boris Ravignon a menacé de porter plainte.

 

Quel que soit ce qu'a dit précisément Philippe Pailla hier lors du conseil municipal concernant les indemnités perçues par les conseillers élyséens une fois leurs cartons faits, Boris Ravignon l'a très mal pris. À tel point que l'ancien conseiller technique de Nicolas Sarkozy envisage d'« envoyer un avocat » au premier adjoint.

« C'est de la diffamation », a-t-il affirmé publiquement. « Salissez salissez… il en reste toujours quelque chose », a-t-il lancé avant que la maire Claudine Ledoux ne vienne à la rescousse de son premier adjoint en réfutant le terme de diffamation et « en proposant d'en rester là ».

Qu'est-ce qui a mis le feu aux poudres ? La proposition faite aux élus par le conseiller municipal UMP de suivre l'exemple du Président de la République François Hollande en baissant leurs indemnités de 30 % après avoir dénoncé les « incohérences » du budget à venir. Une solution, selon lui, pour diminuer la dette de la Ville qui passe de « 50 à 80 millions d'euros ». « Cessez de faire peur aux Carolomacériens dans un but strictement politicien », s'est fâché Philippe Pailla. « Vous arrêtez le tableau à la moitié en 2014, bien sûr au moment du pic d'emprunts. Nous créons les conditions d'un bon développement économique », a-t-il affirmé, rappelant les projets à venir comme la caserne Boutet.

« On sait à quelle école vous avez été formé », a pour sa part commenté Claudine Ledoux qui a dû revenir à la charge à plusieurs reprises pour défendre ses orientations budgétaires. « Le chômage, la chute de la population ne viennent pas de la politique de la municipalité, nous avons actionné tous les leviers possibles pour lutter car nous sommes volontaires. S'il y a de mauvais investissements, dites-nous lesquels et quel est le bon investissement. »

« Vous voulez supprimer quoi ? » a-t-elle demandé une dizaine de fois à Boris Ravignon dans une anaphore appuyée sur le modèle du « Moi Président » que François Hollande avait utilisée face à Nicolas Sarkozy lors du débat des présidentielles en mai dernier. Un discours qui a fait école, contrairement à l'idée de diminuer les indemnités des élus. Car ils ont été peu nombreux à répondre à ce qui était peut-être une provocation de la part du conseiller municipal UMP. Avant que Philippe Pailla ne s'engouffre dans la brèche, seul Raymond Stévenin s'est permis une suggestion : que Boris Ravignon soumette la même idée aux élus du conseil général.

 

Article de L'Ardennais du 18 octobre 2012 rédigé par Nathalie Diot

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article